Ce matin,
j’ai fait cuire du riz dans une casserole.
Et chaque fois que son parfum se répand dans la cuisine,
je sens mon esprit s’apaiser naturellement.
Je trouve personnellement que le riz rond de Camargue de chez Biocoop est remarquable,
non seulement pour sa saveur,
mais surtout pour son parfum une fois cuit.
Cette odeur me rappelle étonnamment
celle du riz de ma région natale au Japon, Niigata,
et c’est pour cela que je l’aime tant.
Quand je respire ce parfum,
les souvenirs de la table familiale me reviennent spontanément.
Le moment du repas était toujours un temps de retrouvailles,
où toute la famille se réunissait dans une atmosphère chaleureuse.
Et puis,
il y avait ces instants que j’adorais particulièrement :
quand j’allais dans la cuisine avant que tout soit prêt,
ma mère me laissait goûter en cachette.
Ces petits moments simples étaient pour moi une grande source de joie.
Ces souvenirs vivent encore au fond de moi,
souvent sans que j’en aie conscience.
C’est sans doute pour cela que,
pour moi, la cuisine et le repas sont profondément liés
au plaisir et à la joie.
Aujourd’hui,
je suis devenue mère à mon tour,
je cuisine, je reçois,
et ici en France, j’enseigne la cuisine japonaise, le « Washoku », aux Français.
Le temps passé à cuisiner est pour moi
un moment de calme,
un moment où je me recentre et me rééquilibre.
Chacun de nous, enfant,
avait trouvé, quelles que soient les circonstances,
sa propre manière de goûter au bonheur,
ses plaisirs à lui.
Et vous,
quel est le paysage de votre enfance
dans lequel vous ressentiez cette joie simple et profonde ?
Se rapprocher de l’esprit du « Washoku »,
c’est aussi apprendre à tourner son regard vers
le silence intérieur et la paix de l’âme.
Dans mes cours de cuisine japonaise,
il ne s’agit pas seulement de reproduire des recettes,
mais d’intégrer le washoku dans votre vie de tous les jours
comme un art de vivre,
un outil pour harmoniser le quotidien
et vivre le Japon de manière plus authentique.